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  • J'retourne mon pantalon ?

    Mince.

    Nicolas Sarkozy, le-seul-homme-qui-peut-gagner-à-droite-qu-on-peut-faire-changer-d-avis-et-qu-on-l-a-fait-changer-d-avis en a mis une par derrière  façon acteur porno et il y en a beaucoup parmi les membres de "la droite qu'ils veulent" qui auront du mal à s'asseoir pendant un certain temps.

    Mais au final, le "casse-toi pov'con", le "avec Carla c'est du sérieux" et le "passe-moi la salade j'te passe la rhubarbe" n'auraient-ils pas pu inquiéter légitimement les tenants d'une éducation de la transmission du savoir ?

    L'ami des Balkany, l'homme de l'affaire Bettencourt n'aurait-il pas pu interroger davantage les thuriféraires de l'exemplarité en politique ?

    L'homme de la guerre en Lybie, du Traité de Lisbonne, de la réintégration totale de la France dans l'Otan, de l'amitié sans faille avec les Etats-Unis ne devait-il pas laisser planer la suspicion sur les amoureux de la France ?

    Nicolas Sarkozy, l'homme-qui-murmurait-les-mots-qu-on-croyait-qu-on-l-avait-convaincu-de-le-faire a donc changé d'avis.

    Après mûre réflexion, qui a sans doute trouvé son degré de maturation aux mêmes sources que Valérie Pécresse, la réforme du mariage pour tous n'est selon lui pas souhaitable.

    Nicolas Sarkozy, a suivi le vent, telle la feuille morte, et s'est révélé un bien décevant messie.

    Un messie qui, n'arrivant même plus à être un simple prophète en son pays des Républicains, peuple fragile prêt à tomber dans les bras de la droite "sauce bordelaise", bourgeoise, libertaire, mais dont on est au moins certain qu'elle battra François Hollande en 2017, tente désespérément de reprendre sa place dans le coeur des français au sommet de l'Etat et renonce à la loi Taubira pour tenter de récupérer les voix des électeurs que ce genre de propos choque aux primaires de 2016.

    Il ne faut se faire aucune illusion: s'il a fait ce choix, c'est qu'il pense que le bénéfice est supérieur aux pertes.

    Ca ne va pas chercher plus loin.

    Ce qui compte, ce ne sont pas les idées.

    Ce qui compte en "démocratie", c'est gagner.

    Car en réalité, Nicolas Sarkozy, qui n'a jamais réellement eu de conviction sinon celles des sondages par milliers commandés par Patrick Buisson, n'a pas changé d'avis.

    Il a considéré qu'il avait commis une erreur stratégique pour garder la maîtrise du troupeau de la droite "de conviction" en France, mais en se coupant alors des voix qui lui permettront d'être élu à nouveau.

    Point final.

    Le titre de l'article est sans doute mal choisi: de retournement de pantalon il n'y a jamais eu...des promesses oui.

    Plein.

    Mais comme il l'a dit lui-même dans un élan de lucidité qui n'a pas eu l'air d'effrayer grand monde à l'époque "Ca coûte pas cher".

    Et en effet, "ça coûte pas cher" de faire rêver des gens qui refusent tout "extrémisme" en politique tout en ne réalisant pas qu'ils sont déjà aux marges.

    Ca ne coûte pas cher à Sarkozy de cocufier les enfants de ceux qui ont été faits cocus par Chirac auparavant puisque de toute façon, ils reviennent toujours au bercail un jour ou l'autre quand il s'agit de battre la gauche au pouvoir et que le souvenir des grandes manifestations s'est estompé.

    Néanmoins, sa nouvelle position manque peut-être d'un bon tempo et il n'est pas certain qu'il s'en sorte cette fois.

    Au moins sera-t-on débarrassé de lui définitivement.

    C'est tout le mal que je souhaite à ce pays.

    Et après, que souhaiter à Sens Commun?

    Ma foi de faire leur boulot d'agitateur d'idées, tout en sachant que leur plus probable destin est d'être boutinisés, cocufiés et moqués, ce qui est le lot de tout catholique engagé en politique à court, moyen et peut-être même long terme.

    D'arrêter d'avoir peur de ce qui sort des marges de la bonne bourgeoisie catholique alors qu'ils travaillent avec des personnes au sein de leur famille politique qui font concrètement du mal à ce Pays.

    Car au delà des "bons constats" relevés par Madeleine de Jessey au sein des programmes d'autres mouvements, il y a aussi certainement des bonnes solutions proposées, contrairement à ce qu'elle affirme pour justifier à mon sens sa peur de ce qui ne lui ressemble pas tout à fait en surface, mais certainement beaucoup plus au fond.

    C'est le même souhait que je formule pour ma propre famille politique, à l'initiative récemment d'une tentative de rassemblement de personnes d'horizons différents mais finalement proches sur le fond des idées afin de voir ce qui nous rassemble au lieu de ce qui nous divise.