Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ELECTIONS

Deux remarques sur le premier tour.

23 avril 2017, Emmanuel Macron et Marine le Pen sont au second tour.

- si les affaires Fillon ont sans aucun doute eu un certain impact, au regard des scores de l'ensemble des candidats le mouvement dextrogyre promu par Guillaume Bernard n'apparaît pas comme une réalité si évidente que cela.

La vraie opposition entre les 4 principaux candidats, qui recueillent plus de 80% des voix au final,  se situe davantage entre les tenants et les bénéficiaires plutôt citadins de la mondialisation (plus ou moins tempérée selon qu'on est Macroniste ou Fillonistes) et les partis souverainistes des milieux plus ancrés dans le fonctionnement interventionniste et social de l'Etat français, populaires voir déclassés (Le Pen et Mélenchon).

Toute autre analyse apparaît aujourd'hui superflue tant les résultats sont bien marqués entre les deux camps.

Un camp mondialiste, gauche-droite classiques réunies dans un grand centre; un camp qui encadre celui-ci, à gauche et à droite.

Le mondialisme a de l'avenir car, comme le disait Michéa, l'incapacité des souverainistes de droite à lâcher du lest sur l'économie et celle des souverainistes de gauche à être moins libertaire en vue d'un accord pour travailler ensemble se fera au profit de ce centre.

L'appel de François Fillon à voter Macron, dont les soutiens lui ont quand même bien sapé sa campagne (il ne faut pas avoir beaucoup d'amour-propre...), les accords avec l'UDI, la méfiance chronique de la plupart des ténors face à Sens Commun témoignent également de cette réalité .

La vraie recomposition n'est pas pour demain, sinon dans les noms des partis et quelques changements opportunistes de camp de certains.

Face à un centre gauche et un centre droit qui acceptent bon an mal an les sensibilités du soi disant camp adverse et ne fait qu'une opposition de façade sur les sujets de réforme (un centre droit acceptant progressivement les réformes sociétales et un centre gauche acceptant un libéralisme économique plus poussé), les partis anti-mondialistes apparaissent divisés sur les réponses à un constat similaire: le déclassement par la mondialisation et la lutte contre ses effets.

- Sens Commun justement, a échoué dans la stratégie à court terme d'infiltration de ce centre mondialiste.

Le vote utile n'a certainement pas fonctionné comme aux primaires, où l'élan de la Manif pour tous s'était encore fait sentir en faveur de François Fillon. 

Au niveau national, le constat doit être posé: la motivation réelle des militants Sens commun, les succès de librairie des figures de cette droite conservatrice au plan moral, ne reflètent pas l'électorat français, et même l'électorat de centre-droit français, en nombre de voix. 

La manifestation du Trocadéro (on peut cependant dire qu'ils n'étaient pas 200.000 sans se faire incendier), permet également d'appuyer l'idée selon laquelle ces jeunes militants sont une force, mais qui a de grandes chances de connaître les désillusions subies par leurs aînés (dissolution de 97, PACS, PCD, etc.).

Leur stratégie pour le second tour choque déjà certains de leurs supporters. Affirmer violemment le choix entre "le chaos" Le Pen et "le pourrissement" Macron omet de profondes réalités qu'il ne faudrait pas oublier: d'où vient Sens commun sinon de la lutte contre la loi Taubira, Taubira (et Hollande) appelant à voter Macron? Qui promeut la PMA/GPA pour tous dans son programme? Qui est financé par Pierre Bergé ou Drahi?

Le plan sociétal n'est peut être pas le seul, mais il ne faudrait pas voir à l'oublier par l'usage de mots si durs dans une optique de stratégie (?) électoraliste en vue des législatives et pour ne pas être exclu des LR.

Ne peut-on pas être plus tempéré dans les propos à défaut d'appeler clairement à voter pour un candidat, à l'instar de ce qu'a fait un Jean-Frédéric Poisson ?

Par ailleurs, le créneau d'un nombre conséquent (pas tous) de ces militants conservateurs et mondialistes "tempérés" est finalement assez ambigu.

Ni vraiment LR, ni véritablement FN, profitant des avantages de la mondialisation mais en refusant les effets induits sur des points essentiels du Bien commun, la position est dure à tenir (et pourtant je ne suis pas un farouche partisan de Patrice de Plunkett pour affirmer ceci).

Encore une fois je leur souhaite de pouvoir faire changer les lignes sur certains points, mais ce créneau ne me convient pas...

Je ne peux que leurs souhaiter d'avoir quelques élus aux législatives en cas d'une réaction espérée par certains des partis de la droite centriste, mais sans illusions sur leurs électeurs et leur pouvoir.

Le fond du problème est dans le choix de société, choix actuellement presque absolu entre mondialistes et souverainistes.

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Gloubiboulga. Rien compris.

  • Mais encore?

Les commentaires sont fermés.